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 le temps passe, les souvenirs eux restent ... | ft raphaël

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Thalia C. Henri

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Thalia C. Henri
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MessageSujet: le temps passe, les souvenirs eux restent ... | ft raphaël    le temps passe, les souvenirs eux restent ... | ft raphaël  EmptyMer 14 Mai - 22:16

do you remember me?
C'est étrange de penser qu'on peux tomber amoureux et ne plus s'aimer , que l'amour peut se transformer en haine , et que se sont les gens qui vous ont le plus aimé qui vous feront le plus de mal...


Je me lève comme à mon habitude bien trop tôt, cela fait un moment déjà que je ne dors plus très bien... J'erre tel un fantôme quasiment toutes les nuits, de temps en temps je sors et me balade sans but précis ; dans les rues de Taleville. J'aime Taleville à trois heures du matin, c'est tellement différent de la vie qui l'anime en pleine journée. Je sais que je ne devrai pas sortir la nuit toute seule, mais c'est comme ça je n'arrive pas à contrôler mes pulsions nocturne. Je m'approche de la fenêtre et m'installe sur la terrasse ma tasse de café fumante à la main , j'observe le levé de soleil profitant de cet instant entre la nuit et le jour. Ce moment ou avant notre café nous ne savons plus très bien qui nous sommes et où nous nous trouvons. C'est mon moment préféré de la journée, car j'entre dans cette phase de réveil apaisante... à ce moment précis je suis heureuse, j'ai l'impression que rien ne peut m'atteindre. Je dirai même plus, tout mes problèmes ont disparu …

Une fois le soleil haut et mon café terminé, je me lève et me dirige vers ma chambre en passant j'embrasse le front de mon père «  n'oublie pas que c'est ton tour de faire les courses papa... pas de panique la liste est sur le frigidaire... » Je lui fais un grand sourire, je le connais parfaitement il s'inquiète toujours pour un rien et se laisse facilement déborder depuis son divorce. Avant c'était un homme plein d'assurance qui était présent sur tout les fronts alors que maintenant ; il semble avoir perdu toute son assurance. Ma mère a fait plus que briser notre famille elle a anéanti le seul homme qui compte à mes yeux, le seul en qui je peux avoir confiance. J'ai maintenant une confiance très limitée avec la gente masculine, mon père est le seul homme que je peux suivre les yeux fermés.

Je file dans la salle de bain et m'habille simplement pour aller travailler à la boutique. J'aime mon travail, j'aime associé les fleurs ; qu'elles parlent pour moi. Je suis comme un livre si l'on me demande la signification des fleurs. C'est  ma science à moi... Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai choisit cette vocation alors que mon père me supplier de continuer mes études ; je crois qu'à l'époque je voulais être indépendante, mais je n'ai pas franchement réussit me direz vous ! Une fois totalement prête , je salue mon père avant de filer pour attraper mon bus, ah oui je sais j'ai vingt-quatre ans et toujours pas de voiture ; pour être tout à fait honnête j'ai peu en voiture et j'angoisse aussi en bus ; mais avec de la bonne musique dans les oreilles et des gens autour de moi j'arrive à faire avec. J'arrive une bonne demi heure avant l'ouverture. Je suis du genre très ponctuelle comme fille, c'est sûrement une qualité. J'ouvre la boutique avant de sortir quelques fleurs et plantes hors de la boutique pour les exposer. Je commence par les commandes de fleurs, histoire que notre stock soit toujours à son maximum. Je sers deux ou trois clients avant de me mettre à la confection de nouveaux bouquets. J'entends la porte d'entrée s'ouvrir et je me retourne en souriant tel une excellente fleuriste. « Bonjour madame puis je vous aider ? » je l'écoute me demander des renseignement sur une plante qu'on lui a offerte histoire de la maintenir en vie et en bonne santé. Je discute une bonne heure avant de lui vendre d'autre fleurs. Je la remercie chaleureusement avant de me remettre à ma confection, je prend mon temps … J'aime faire des bouquets car ils sont tous unique se sont de petites œuvres d'art... j'entends un bruit derrière moi, étrange je n'ai pas entendu la porte s'ouvrir. Je regarde la personne derrière le comptoir laissant tomber la paire de ciseaux que j'avais dans les mains. Mes yeux n'arrivent pas à quitter le garçon devant moi. Je n'arrive pas à en croire mes yeux, cela fait un moment que je ne croise plus sa route et là il se trouve devant moi comme si de rien été. Je n'ose pas bouger me demandant si je ne suis pas entrain de rêver ; j'ai la gorge serré. Je suis censé dire quelque chose ? C'est à moi de parler la première ? Est ce à moi de m'excuser pour avoir été stupide de croire qu'il m'aurait soutenu quand nous avons traversé une épreuve difficile...

j'ai longtemps imaginé ce que je pourrai lui dire si nous nous retrouvions en face à face ; mais je serai incapable de prononcer les mots que j'ai répété de nombreuses fois lors de mes nuits d'insomnies. Je le regarde, pourquoi la seule chose que j'ai envie de faire c'est le prendre dans mes bras, sentir à nouveau son odeur … il me manque … c'est ça mon problème, avec tout ce que j'ai enduré, ce mec continu de me manquer. J'ai beau me dire que c'est finit, que j'ai été idiote de croire qu'il m'aimait ; la seule chose que j'ai envie de lui dire à ce moment précis c'est qu'il me manque. C'est pas un manque par phase, c'est continu il me manque en permanence et je me déteste de l'aimer encore. Pendant neuf mois j'ai eu l'impression de vivre et depuis j'ai l'impression de mourir étouffé. Pourtant je reste là, à le dévisager comme si j'étais entrain de voir un fantôme.

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Raphaël C. Legrand

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MessageSujet: Re: le temps passe, les souvenirs eux restent ... | ft raphaël    le temps passe, les souvenirs eux restent ... | ft raphaël  EmptyMer 14 Mai - 23:35

If I were you, I’d look in the mirror. If I were you, I would be cautious and calm. Such a beautiful blossom, beautiful tree and many beautiful things, but that is not your case. You don’t know the beauty of life. I don’t care, I have my friends to wait for me. I don’t care, I have my fans to support me. I’m gonna be okay. Gonna be okay. I don’t care, I believe in my everything. Thank you, friends. I’m not alone. Be with me, guys. Thank you, fans. You’re not alone. I’ll be with you.I’m gonna be okay. Gonna be okay. I don’t care, I believe in my everything.
Un gros boom se fit entendre dans l’appartement, boom qui ne réveilla absolument pas Thibaut le sourd qui continuait à dormir du sommeil du juste alors que Raphaël grinçait des dents allongé sur le parquet trop froid à fixer le plafond. Ce n’était pas la première fois que Titi arrivait à le foutre carrément hors du lit… Loin de là, mais c’était sûrement la fois de trop. Le jeune pianiste poussa un long soupir d’exaspération avant de se frotter le visage. Se mettant assis, il pinça violemment la jambe pendant de son aîné pour le réveiller sans aucun ménagement. Thibaut sursauta royalement du lit prêt à lui foutre un coup de pied n’importe où et à hurler, mais quand il vit l’autre sur le sol, il éclata de rire, content que son subconscient ait réussi à expulser Raph du lit. « Tu trouves vraiment ça drôle ? » « Bah ouais ! » « Connard…. » Il lui balança son oreiller à la tronche avant de se redresser mollement et de s’étirer. Il était à peine 9h du matin, mais le soleil était déjà au rendez-vous. Il fit une petite moue. « Faut vraiment qu’on trouve un appartement plus grand. J’en ai marre de plus avoir de chambre. » Depuis que Maya avait emménagé avec eux sous l’impulsion de la jeunesse, il avait laissé sa chambre pour qu’elle puisse avoir un coin intime. Il avait vu alors son univers se teindre de trucs roses, pelucheux et pour la plupart… moches. Une vraie horreur. Au moins, elle n’avait pas touché à son fidèle piano trônant dans le salon (elle n’avait pas intérêt si elle ne voulait pas perdre sa dernière main à vrai dire. « Ah ah, t’es drôle Raphy ! Trouve-nous un proprio qui nous fera confiance, vas-y ! » Il haussa sa lèvre dans un grognement inaudible. Certes, Thib’ n’avait pas tort, mais ce n’était pas la peine de lui remettre dans les dents. Il avait essayé lui au moins. Pour rien certes, parce que quand les gens voyaient leurs handicaps et leurs métiers, c’était foutu. Pourtant, ils n’avaient jamais payé une seule facture en retard. Il passa sa main dans sa tignasse avant de prendre des affaires propres. « J’vais à la d… » Il entendit Maya se mettre à chanter et l’eau couler, la porte ce verrouiller. Décidément, cette journée ne pouvait pas être pire.

Il se mordit la lèvre presque à sang pour ne pas hurler et s’en alla à la cuisine pour prendre un bol de céréales, malheureusement, une gentille personne avait remis la bouteille de laitage vide au frigo. Il donna un coup de pied dans un meuble et se massa le front pour ne pas crier. Sagement, il alla toquer chez la voisine, lui demandant si elle aurait de quoi le dépanner. Avec le temps, ils avaient appris à se connaître un peu et heureusement, sinon, il ne serait jamais aller là-bas. Elle lui en offrit une de bon cœur, il retourna dans l’appartement, faisant enfin sa pitance avant de s’installer sur le bord de la fenêtre sur salon pour observer les gens passer dans la rue en bas. Quand il vit Maya sortir, il bondit de son endroit comme un chat agile, attrapant ses vêtements au passage et courut dans la salle de bain avant que Thibaut n’ait eu le temps de réagir, il s’y enferma rapidement pour profiter de l’eau… à peine chaude qui pouvait encore exister. Ils avaient vraiment besoin d’un autre appartement. Une fois propre, il enfila un boxer et des chaussettes, puis un jean simple et un t-shirt blanc tout ce qu’il y avait de plus banal. Il n’avait cours qu’en fin de journée et ne travaillait pas ce soir, mais il devait voir Leahn et manger avec elle normalement. Une fois coiffé, il sortit de là pour mettre un peu de parfum, sa veste en faux cuir et des baskets rouges. « Tu vas où ? » « J’sors, ça se voit pas ? » Il observait sa cadette avec des grands yeux avant de prendre son sac bandoulière. « Tu rentres quand ? » « Tu te prends pour Maman ? J’vais bien Yaya, j’ai juste des trucs à faire ! A plus tard. » Il sortit rapidement et dévala les escaliers pour se retrouver dans la rue.

Mains dans les poches, il avançait parmi la foule. Soudainement, il se stoppa devant une boutique adorable, Il la connaissait par cœur. Caché prêt de la vitrine, il observait l’intérieur. Elle était là, belle et charmante au possible. Savait-elle qu’il avait toujours gardé un œil sur elle d’une façon ou d’une autre ? Probablement pas. Mais c’était la première fois qu’il était aussi proche d’elle depuis tout ce temps. Il s’en voulait pour ce qu’il lui avait fait subir, sincèrement. Mais il savait aussi que des pardons ne suffisaient pas à réparer un cœur brisé de mille façons. Il l’avait abandonné… Il savait qu’elle n’avait pas gardé le bébé, pourtant, il aurait souhaité qu’elle le fasse au moins pour elle, parce qu’elle méritait d’être aimée d’une façon pure et indiscutable, cette façon dont seul un enfant peut aimer. Il était figé, incapable de bouger à l’observer, comme un chat devant une souris. Il se mordit la lèvre alors que la cliente que la cliente quittait enfin la boutique. Que faire ? Il s’était avancé et entré en même temps pour ne pas avoir à pousser la porte et faire retentir encore la clochette avant de s’enfuir dans un coin très fourni en plantes diverses. Là, il vit une des fleurs que Thalia aimait, il l’attrapa entre ses doigts fins et prit son courage en main. Il devait le faire… Il était temps. Il se pointa devant le comptoir, elle se tourna vers lui. Le choc était visible sur son doux visage. Elle n’avait pas changé… Elle était toujours aussi belle. Il tendit sa main pour éloigner la paire de ciseaux prête à tomber du comptoir et les refermer avant que quelqu’un ne soit blessé. Il voulait lui tendre la fleur, mais il savait qu’elle ne la prendrait pas, encore trop paralysée par leur rencontre. Il se contenta de la glisser vers elle, en signe de paix. « Je suis désolé… » Il aurait pu commencer par un banal : bonjour, comment tu vas depuis le temps ? Mais ça aurait été trop hypocrite pour lui. Il redressa enfin son regard sur elle pour partager le sien, il avait la voix légèrement tremblante. « J’aurais dû… agir autrement. » C’était trop tard, mais maintenant, il se rendait compte. Il n’était pas prêt à devenir papa, il ne l’était sûrement pas plus maintenant et à l’entendre, il ne serait jamais prêt, mais il aurait pu agir différemment ce jour-là. « Et j’aurais dû… avoir le courage de te le dire depuis longtemps. » Au lieu de la laisser seule depuis trop longtemps. L’aimer-t-il encore ? Probablement… Après tout, il avait bien attendu Leahn tout ce temps (même si c’était amicalement), il pouvait aimer encore Thalia. Il n’arrivait pas donner une définition à l’amour, ni savoir si c’était ce qu’il éprouvait. Mais elle lui avait manqué… Elle lui avait donné sa chance, elle l’avait rendu heureux…

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Thalia C. Henri

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MessageSujet: Re: le temps passe, les souvenirs eux restent ... | ft raphaël    le temps passe, les souvenirs eux restent ... | ft raphaël  EmptyJeu 15 Mai - 1:39

do you remember me?
C'est étrange de penser qu'on peux tomber amoureux et ne plus s'aimer , que l'amour peut se transformer en haine , et que se sont les gens qui vous ont le plus aimé qui vous feront le plus de mal...


Connaissez vous le proverbe qui dit ceci « La vie c’est des étapes… La plus douce c’est l’amour… La plus dure c’est la séparation… La plus pénible c’est les adieux… La plus belle c’est les retrouvailles. » pourquoi j'ai l'impression que ce proverbe a été écrit pour nous ? C'est comme si notre histoire se résumée à ça … Mais étant donné la complexité de notre relation je me demande si nos retrouvailles peuvent être aussi simple. Après tout Raphaël est la première personne que j'ai aimé aussi fort et ça j'ai du mal à l'oublier encore aujourd'hui je recherche les sensations des instants passés ensemble . Ressentir le frisson de la découverte, le cœur qui manque de s'arrêter à chaque baiser... c'est difficile de se dire que la seule personne qui a vraiment réussit à me faire ressentir des choses aussi forte est comme perdue à jamais. Je suis littéralement désarmée face à mon ancien petit ami. Habituellement je sais me blinder faire comme si de rien été, comme si jamais rien ne pouvait m'atteindre. Mais là mes émotions sont visibles même quelqu'un qui ne me connaîtrait pas s'en rendrait compte … Je ne suis pas capable de me blinder face à lui car chaque mots qui sort de sa bouche me fait l'effet d'une nouvelle rupture... On dit souvent que l'on n'oublie jamais vraiment une relation amoureuse mais quand celui ci vous fait comprendre que vous n'avez jamais compté à ses yeux c'est encore pire … Je n'étais peut être pas assez forte pour l'affronter à l'époque ...Je ne le suis peut être toujours pas … Je pensais que j'étais du genre armée pour affronter ce genre de situation mais malheureusement je ne le suis pas assez... j'ai mal au cœur à force … les relations amoureuses et moi cela fait vraiment deux... Ce garçon là je l'ai aimé comme je n'ai jamais aimé avant, en neuf mois, j'ai été la fille la plus heureuse du monde. Je n'avais pas besoin d'être une autre avec lui, j'étais moi même. À l'époque je pensais que c'était réciproque … je pensais qu'il était heureux et qu'il m'aimait lui aussi, mais je me suis totalement trompée. Mon regard se pose sur la fleur qu'il pousse vers moi, je serai certainement touchée si cela ne venait pas de lui … Bon c'est vrai que cela me touche qu'il se souvienne que j'aime les tulipes. Je regarde la fleur et un léger sourire s'affiche sur mon visage, il ne le sait certainement pas mais une tulipe diaprée signifie que la personne à qui l'on l'offre à des yeux magnifiques.

« je suis désolé... » Je le regarde à nouveau, j'ai l'impression d'être un animal pris au piège d'un chasseur. Je ne peux pas partir, je suis coincé là à l'écouter s'excuser , mais s'excuser de quoi ? « J’aurais dû… agir autrement. » C'est tout , il m'a abandonné alors que j'étais enceinte et tout ce qu'il me dit c'est qu'il aurait du agir autrement. « Et j’aurais dû… avoir le courage de te le dire depuis longtemps. » Je ne sais pas si c'est de la tristesse ou de la colère qui est entrain de monter en moi. Je soupir longuement... « oui tu aurais dû … mais c'est un peu tard maintenant. » Je ne sais pas quoi lui dire, surtout si il me parle de ma grossesse non désirée. Il s'est enfuit comme un lâche, et j'ai du gérer une situation pour laquelle je n'étais pas préparer toute seule, car je me voyais mal annoncer à mon père que je voulais avorter... Je ne comprend pas ce qu'il fait là. Pourquoi maintenant … c'est quand on commence à accepter qu'entre cette personne et toi il n'y a plus rien … plus rien à part ce sentiment de solitude de peur et de cœur complètement en miette. Cette douleur intense qui nous comprime la poitrine, alors l'impression qu'un trente-six tonne nous roule sur la cage thoracique … la fin de notre histoire d'amour est la plus douloureuse, je n'ai rien connu de comparable depuis ; cette douleur permanente qui afflue par vague quand on croit que l'on s'en ait débarrassée elle revient à la charge pour nous en rajouter une couche. Je pensais m'en être enfin sortie, alors avec le temps je pensais que la douleur de ma séparation avec Raph avait enfin disparu mais je me rends bien compte que cela n'est pas le cas, j'ai mal au cœur à chacune de ses paroles mon cœur se fend un peu plus …

«  Pourquoi maintenant Raphaël ? Pourquoi tu me dis ça maintenant alors que tu m'as évité pendant tout ce temps ... » c'est vrai que je m'interroge, pourquoi maintenant ? Je regarde à nouveau la tulipe sur le comptoir et lui fait un petit sourire pour briser la glace. « tu sais que si tu m'offres cette fleur cela veut dire que tu trouves que j'ai des jolies yeux... » , je commence à me détendre, mon corps se relâche peu à peu. Il faudra bien qu'un jour nous ayons une conversation alors autant le faire dans les meilleurs conditions. Il n'a pas changé quand je le regarde, j'ai l'impression de voir le même garçon que je regardais jouer au piano durant des heures. Il est toujours aussi mignon … pourquoi me trouble t il autant ? Raphaël a été le premier garçon que j'ai aimé, c'est le premier que j'ai détesté aussi … je n'étais pas prête à être mère, mais je ne lui avais pas demandé d'être père, juste d'être là et de m'aimer … Je le regarde à nouveau dans les yeux, je cherche à comprendre

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Raphaël C. Legrand

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MessageSujet: Re: le temps passe, les souvenirs eux restent ... | ft raphaël    le temps passe, les souvenirs eux restent ... | ft raphaël  EmptyJeu 15 Mai - 12:45

If I were you, I’d look in the mirror. If I were you, I would be cautious and calm. Such a beautiful blossom, beautiful tree and many beautiful things, but that is not your case. You don’t know the beauty of life. I don’t care, I have my friends to wait for me. I don’t care, I have my fans to support me. I’m gonna be okay. Gonna be okay. I don’t care, I believe in my everything. Thank you, friends. I’m not alone. Be with me, guys. Thank you, fans. You’re not alone. I’ll be with you.I’m gonna be okay. Gonna be okay. I don’t care, I believe in my everything.
« Oui tu aurais dû … mais c'est un peu tard maintenant. » « Je sais… » Il ne pouvait pas le nier, absolument pas. Comment le faire ? Ça aurait été un manque total de respect envers elle et ce qu’ils avaient vécu à vrai dire. C’était triste de se rendre compte qu’il avait aussi mal agit. Mais de toute façon, le passé était comme ça et il ne pouvait rien y faire, mais il pouvait bien tenter un peu de corriger l’avenir. Du moins, il voulait se dire ça. Pourquoi ? Parce qu’elle le méritait même s’il avait mis si longtemps à bouger son derrière. C’était le souci quand on prenait Raphael dans sa vie. Il était très souvent plus spectateur qu’acteur parce qu’il avait peur d’agir les trois quarts du temps. Il avait posé ses mains sur le comptoir. Mains qui semblaient peu adaptées à un pianiste de son talent tant elles semblaient petites et ses doigts légèrement potelés par moment. Mais il s’en fichait bien de ce que les gens pouvaient penser de lui, de sa dégaine, de son handicap. Il avait appris à vivre avec leurs regards pesants et méprisables. Cependant, voir celui plein de douleur de Thalia lui faisait mal au cœur parce qu’il savait qu’il était absolument responsable de ce malheur. Il se massa brièvement la nuque alors qu’elle ouvrit à nouveau la bouche, quand elle parlait, il n’avait qu’une phrase en tête : chante Rossignol, chante. « Pourquoi maintenant Raphaël ? Pourquoi tu me dis ça maintenant alors que tu m'as évité pendant tout ce temps ... » Il se pinça les lèvres avant de les mordre. Pourquoi… Quelle bonne question. Il y avait une tonne de presque bonnes réponses pour son pourquoi, mais il n’en trouvait aucune à la hauteur de la question à vrai dire. Il semblait pris au dépourvu. Ça arrivait fréquemment avec lui. Son cerveau réfléchissait tellement qu’il était incapable de lui dire quelque chose de concret pour le moment, pourtant, il en avait beaucoup à raconter. « Tu sais que si tu m'offres cette fleur cela veut dire que tu trouves que j'ai des jolies yeux... » Il eut un petit sourire. Il reconnaissait bien Thalia à vrai dire. Malgré la colère qu’elle pouvait avoir, elle restait douce et fidèle à elle-même. C’était pour ça qu’à bien des égards, elle était exceptionnelle. « Mais tu as des yeux magnifiques… Je te l’ai toujours dit. Ils sont un peu… comme un lac sauvage qui brille sous un soleil d’été. » Lui et ses comparaisons étranges. M’enfin, elle devait être habituée à force de l’avoir côtoyé. Ce n’était pas la première fois qu’il disait ce genre de chose.

« Pourquoi… » Il passa sa langue sur l’intérieur de sa joue, la gonflant par la même occasion en lui donnant une bouille d’hamster. « Pourquoi… » Il mordit sa lèvre avant de soupirer et de la regarder. « J’en sais rien pourquoi ce matin. » C’était vrai après tout… Il était déjà passé des dizaines de fois devant la boutique, il n’avait pourtant jamais eu le courage de s’arrêter comme il l’avait fait maintenant. Il se déplaça pour contourner le comptoir et venir vers elle. Il pencha sa tête sur le côté. « J’ai été… absolument lâche. » C’était une triste vérité. « J’étais pas prêt… pas prêt parce que quand tu me l’as dit… j’ai tout de suite pensé : mon dieu, pauvre enfant… qui voudrait d’un père comme moi ? » Il était malheureusement tout ce qu’il y avait de plus sincère. « Faut être honnête… T’aurais eu deux gosses à la maison, j’aurais paniqué pour un rien… je… J’suis… J’suis pas… pas bon pour tout ça… » Il avait joint ses mains et les frottait trois fois d’une certaine façon, puis trois fois d’une autre manière, répétant tout ça plus d’une fois. Les TOC revenaient toujours dès que le stress montait beaucoup trop pour lui. « J’ai jamais voulu te faire de mal Thilie…. » Doux petit surnom qui revenait par spontanéité dans la bouche du jeune homme. Petit surnom qu’il avait donné à la belle dès les premières semaines de leur vie de couple. « Je sais que c’est trop tard… que j’ai été… été… vraiment stupide… m… mais… » Il ouvrait la bouche sans savoir comment parler, quoi dire, oubliant presque comment on articulait des mots. Il baissa sa tête et se frotta le front. « Je sais pas pourquoi… ce matin… pourquoi maintenant… ni si un jour tu me pardonneras, j’comprendrais que…. Que tu…. Veuilles pas… » Il passa sa main dans ses propres cheveux. « Moi-même, je pense que je me pardonnerai pas à vrai dire. » Son regard se dispersait un peu partout dans la boutique, mais jamais vraiment sur Thalia. « Et je suis vraiment désolé… parce qu’à cause de moi… tu as fait quelque chose contre ton gré… alors que tu aurais été une bonne mère… Je le sais… T’as su aimer un type comme moi au-delà… » Il posa enfin ses yeux sur elle. « Des apparences…. » Il baissa progressivement son regard avant de soupirer faiblement. Il en avait dit assez, peut-être trop. Il ne savait pas s’il avait fait une bonne chose à vrai dire… « Prends soin de toi Thilie… » Il se recula lentement, retournant de l’autre côté du comptoir pour aller vers la porte de sortie, elle ne devait sûrement plus avoir envie de le voir après tout ça.

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Thalia C. Henri

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MessageSujet: Re: le temps passe, les souvenirs eux restent ... | ft raphaël    le temps passe, les souvenirs eux restent ... | ft raphaël  EmptyJeu 15 Mai - 15:06

do you remember me?
C'est étrange de penser qu'on peux tomber amoureux et ne plus s'aimer , que l'amour peut se transformer en haine , et que se sont les gens qui vous ont le plus aimé qui vous feront le plus de mal...


Je crois pas qu'on puisse un jour oublier son passé … Je ne pense pas qu'on puisse tirer un trait sur tout ce que l'on a pu vivre pour en oublier les moments qui nous font horriblement mal. Je suis peut être idiote mais pour moi le passé ne s'efface pas ; il ne s'estompe pas non plus … Je pense qu'on apprends tant bien que mal à vivre avec... A l'heure d'aujourd'hui je suis encore incapable d'oublier toute l'affection et les sentiments que j'ai eu pour Raphaël et que j'ai clairement encore ; C'est vrai je suis la dernière des idiotes... Je suis trop sentimentale et une fois que j'ai des sentiments pour quelqu'un je n'arrive pas à penser à autre chose... Je n'arrive pas à l'oublier  ; j'ai toujours ce sentiment de relation inachevée, un goût amer d'abandon … car c'est ce que j'ai eu le plus de mal à accepter. Il m'a abandonné purement et simplement. Alors que fait il là devant mon comptoir à s'excuser. Je ne comprend pas ce qu'il cherche, il m'a fait tellement de mal et il débarque comme si de rien était... Il est là pour alléger sa conscience non ? « Mais tu as des yeux magnifiques… Je te l’ai toujours dit. Ils sont un peu… comme un lac sauvage qui brille sous un soleil d’été. » j'esquisse un petit sourire, il n'a donc absolument pas changé. Je crois que c'est le seul garçon sur cette planète à dire se genre de chose parce qu'il le pense vraiment, et non pas pour séduire une jeune femme histoire de passer la nuit avec elle. Raphaël est pure comme un enfant à ce niveau là. Avec lui c'est simple … ça toujours été simple d'être avec lui, de se sentir à l'aise. C'est ce que j'ai toujours aimé chez lui.

Il se déplace et contourne le comptoir pour se mettre face à moi. Je n'ose pas bouger, je n'y parviens pas. Il reprend la parole je sens qu'il cherche ses mots. « J’ai été… absolument lâche. J’étais pas prêt… pas prêt parce que quand tu me l’as dit… j’ai tout de suite pensé : mon dieu, pauvre enfant… qui voudrait d’un père comme moi ? Faut être honnête… T’aurais eu deux gosses à la maison, j’aurais paniqué pour un rien… je… J’suis… J’suis pas… pas bon pour tout ça… » Je sens qu'il est stressé, ses tocs reprennent quand il est en période de stress. Je baisse les yeux pour regarder ses mans, j'aurai envie de poser les miennes sur les siennes pour le rassurer, mais je n'en suis pas capable. J'écoute ce qu'il a à me dire, il pense peut être que moi j'étais prête ? Que j'aurai été une bonne mère ? J'étais morte de peur et je n'attendais qu'une chose qu'il me soutienne simplement, j'aurai aimé ne pas avoir à traverser ça seule. « J’ai jamais voulu te faire de mal Thilie…. » Cela fait bien longtemps que je n'ai plus entendu ce surnom. Seul Raphaël m'appelle Thilie, et c'est comme si une vague de souvenirs refaisait surface. C'est lors de notre première semaine de couple, qu'il m'avait donné ce surnom, il l'a utilisé pendant les neuf mois qui ont suivit. Puis du jour au lendemain je suis devenue la personne à éviter. « Et je suis vraiment désolé… parce qu’à cause de moi… tu as fait quelque chose contre ton gré… alors que tu aurais été une bonne mère… Je le sais… T’as su aimer un type comme moi au-delà… Des apparences…. Prends soin de toi Thilie… » Je le regarde se reculer pour prendre à nouveau la fuite, pourquoi faire tout ça, affronter son stress pour rien... Il ne veut même pas entendre ce que j'ai à lui dire. « Tu fuis encore ? Sans écouter ce que moi j'ai à dire... »

Je soupir et sors de ma zone de confort derrière ce fameux comptoir ; et vient me placer devant observant toujours son dos. « Tu sais je ne t'en veux pas de ne pas avoir été prêt à être père … je t'en veux pas pour l'avortement c'était mon choix, j'aurai pu garder ce bébé … mais je n'étais pas prête à être mère ... » Je me mordille la lèvre inférieure, en regardant mes chaussures. Je ne suis pas prête à lui dire ça , qu'est ce que je suis entrain de faire. Je soupir doucement puis relève la tête pour regarder son dos. « Tu sais la seule chose pour laquelle je t'en veux c'est de m'avoir laissé tomber Raphaël … c'est d'avoir penser que tu m'aimais toi aussi assez ; pour rester au près de moi … alors je ne sais pas si je te pardonnerai un jour … » j'attrape la fleur sur le comptoir pour la replacer avec ses semblables en douceur, je ne sais plus ce que je dois lui dire. Je me sens faible face à lui. J'ai tant de fois imaginé ce que je voulais lui dire mais cela ne ressemble en rien à ce que je suis entrain de lui raconter. Oui je pourrai lui crier dessus mais à quoi bon, à part le fait qu'il se renfermera sur lui même je n'y gagnerai rien. C'est étrange j'ai l'impression que toute ma colère me ronge de l'intérieure mais ne veut pas sortir. « prends soin de toi Raphaël ... » j'ai beau être en colère contre lui, je suis contente de savoir qu'il va bien... Cela me tue qu'il puisse avoir refait sa vie comme si de rien était … comme si je n'avais jamais existé. C'est peut être ça, je n'ai jamais vraiment existé pour lui … « Raph... ai-je seulement compté un minimum pour toi ? » Je n'aurai pas dû dire cela, qu'elle idiote je fais... je me mords la lèvre fortement.

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Raphaël C. Legrand

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MessageSujet: Re: le temps passe, les souvenirs eux restent ... | ft raphaël    le temps passe, les souvenirs eux restent ... | ft raphaël  EmptyJeu 19 Juin - 14:30

If I were you, I’d look in the mirror. If I were you, I would be cautious and calm. Such a beautiful blossom, beautiful tree and many beautiful things, but that is not your case. You don’t know the beauty of life. I don’t care, I have my friends to wait for me. I don’t care, I have my fans to support me. I’m gonna be okay. Gonna be okay. I don’t care, I believe in my everything. Thank you, friends. I’m not alone. Be with me, guys. Thank you, fans. You’re not alone. I’ll be with you.I’m gonna be okay. Gonna be okay. I don’t care, I believe in my everything.
« Tu fuis encore ? Sans écouter ce que moi j'ai à dire... » Il s’arrête. Elle marque un point. Il est incapable de l’affronter. Parce qu’elle représente beaucoup trop de choses pour lui. Parce qu’elle est elle. Parce qu’elle lui renvoie ce qu’il a fait. Parce qu’elle lui rappelle à quel point il est seul aussi. Il se tourne lentement vers elle, mais cette fois, au lieu de juste baisser la tête, il arrive la regarder. Elle le mérite non ? Elle est tellement belle en plus. Elle sort de sa zone de confort, c’est lui qui se sent presque pris au piège maintenant, mais il ne bouge pas. Il serre ses poings, il doit agir en homme, surmonter l’angoisse, dépasser la maladie. Il est là pour ça non ? Sa mère lui a toujours dit qu’il pouvait la vaincre s’il le voulait. Il le veut, il le peut. Il calme sa respiration et l’écoute attentivement. Se perdant parfois, dans ses beaux yeux bleus. « Tu sais je ne t'en veux pas de ne pas avoir été prêt à être père … je t'en veux pas pour l'avortement c'était mon choix, j'aurai pu garder ce bébé … mais je n'étais pas prête à être mère ... » Lui il s’en veut pourtant. Il n’avait aucun droit à l’époque de l’abandonner et de condamner leur enfant par la même occasion. Il détourne son regard un instant avant de se forcer à le poser à nouveau sur elle sagement. Il n’a pas à parler encore. « Tu sais la seule chose pour laquelle je t'en veux c'est de m'avoir laissé tomber Raphaël … c'est d'avoir pensé que tu m'aimais toi aussi assez ; pour rester auprès de moi … alors je ne sais pas si je te pardonnerai un jour … » Il penche sa tête sur le côté. Alors elle croit ça. Elle croit qu’il n’avait aucun sentiment pour elle ? Juste une attirance physique. Elle sait pourtant que pour lui, c’est compliqué d’accorder son cerveau et ses sentiments. Que la logique prime beaucoup trop et que le reste est étouffé par l’angoisse. Mais il comprend ce qu’elle pense. Lui-même ne sait pas s’il peut se pardonner ça un jour. L’avoir rendu malheureuse le rend malade envers sa propre façon d’agir. « Prends soin de toi Raphaël ... » Il ne peut réprimer un sourire sur son visage. Elle reste la même, douce, compréhensive, calme et aimante. Il n’arrête pas de se demander même encore maintenant comment elle a pu s’intéresser à un loser pareil… Il n’a rien fait pour la mériter. Au contraire. « Raph... ai-je seulement compté un minimum pour toi ? »

Il se met un peu plus droit, posant un regard à la fois dur, étonné et triste sur elle. Il est loin d’être en colère mais merde bon sang, il se remet totalement en question. Est-ce que durant leur liaison, il ne lui a jamais montré qu’il tenait à elle ? Est-ce qu’il a pu être aussi froid juste parce qu’il ne savait pas comment agir ? Mon dieu, comme il s’en veut de la voir si malheureuse. Lentement, il s’approche, il déglutit, sa salive semble pleine de piques lui lacérant la gorge. Il a l’estomac noué, le cœur au bord de l’implosion, le cerveau qui fourmille tant il est en train de réfléchir, mais la seule chose qu’il arrive faire, c’est la prendre dans ses bras sans vraiment lui laisser de choix. « J’t’interdis… J’t’interdis de penser que tu as jamais comptée… » Il l’enlace fort, pas au point de l’étouffer non plus, mais il l’enlace, la tient contre lui, il en a envie depuis un moment, mais il n’avait pas le droit. Elle peut le repousser, le gifler, l’insulter, elle en aurait parfaitement le droit. « Tu m’as vraiment aimé Thilie… T’es une des rares… à… à l’avoir fait malgré… malgré ce que je suis… et c’que je serais… toujours… » Il continue de la câliner avec les larmes aux yeux, c’est dur de faire face à ce qu’on est quand ça nous pourrit la vie depuis la naissance. « Je sais pas dire si je t’aimais, si je t’aime, j’arrive pas comprendre ce que c’est… J’peux retenir et rejouer toutes les symphonies du monde parce que c’est quelque chose… de consistant… de réel, mais ça… ça je sais pas… et je sais que je t’ai fait du mal à cause de ça, j’m’en veux, j’ai jamais voulu ça… J’ai… j’ai fuis pour que toi et le bébé ayez une chance sans moi en boulet à vos pieds. Parce que je sais que c’est… ce que je suis… » Il bascule ses lèvres vers l’épaule de Thalia, s’y posant un peu pour mieux retenir ses larmes, mais à force de se concentrer sur ça, il ne sent pas son corps qui se tend sous la tension qu’il accumule et qui tremble. « Je sais que les gens me manquent, je sais que je me sens seul, je sais beaucoup de choses… Mais quand je suis avec eux, j’ai tellement peur de mal faire, ou de souffrir, de faire une crise, de vous voir partir… que… Je sais plus comment faire… » Il repense à Leahn, à elle, aux conflits dans sa famille parfois. Il repense à tout ça, aux moqueries, aux insultes, aux regards de dédain. « T’as été une bouffée d’oxygène dans ma vie Thilie… » La première restera Leahn, il le sait, mais Leahn, il l’aime au-delà de l’amour qu’il pourrait avoir pour Thalia. Leahn est comme une constellation, fidèle et intouchable à la fois et ça lui va parfaitement. « Je suis tellement désolée Thilie… » Il cache son visage et ses yeux embués de larmes contre l’épaule de la jeune femme. Il n’a jamais craqué comme ça, pas devant elle du moins. Devant la fratrie, il se retient trop souvent. Il déteste pleurer, il déteste lâcher prise sur ses douleurs, ses souffrances et ses angoisses.

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