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 What do you know about true love • Rosael

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Rose Saint-Jean
My life is a fairy tale


MessageSujet: What do you know about true love • Rosael   Mer 12 Mar - 20:51

If I were you, I’d look in the mirror. If I were you, I would be cautious and calm. Such a beautiful blossom, beautiful tree and many beautiful things, but that is not your case. You don’t know the beauty of life. I don’t care, I have my friends to wait for me. I don’t care, I have my fans to support me. I’m gonna be okay. Gonna be okay. I don’t care, I believe in my everything. Thank you, friends. I’m not alone. Be with me, guys. Thank you, fans. You’re not alone. I’ll be with you.I’m gonna be okay. Gonna be okay. I believe in my everything.
« Roooose ! Roooose ! » Il la cherchait partout, de haut en bas, épuisant ses jambes anciennes, il grognait tout son sous entre deux appels. Ah, elle allait l’entendre la belle quand il finirait par mettre la main sur elle. « ROSE SAINT-JEAN ! » Elle avait poussé la porte de la boutique au même instant, sursautant quand son père se mit à crier son patronyme. « Voilà, voilà ! J’arrive, j’arrive ! » Elle avait couru dans les escaliers pour arriver rapidement à sa rencontre, surprise par l’attitude de son paternel. « Mais où étais-tu dont passée ? Je t'ai cherché partout ! » « A l’équitation, comme tous les jeudis après-midi. Alzheimer te guette mon papounet ! » Elle gloussa légèrement avant de venir déposer un baiser délicat sur sa joue. « Oh, l’équitation…. » « Beh oui… C’est étonnant que tu aies oublié, tu as une bonne mémoire normalement. » Elle haussa les épaules avant d’aller vers la salle de bain, crochetant la porte sans pour autant la fermer à clé, elle alla derrière le paravent pour retirer ses vêtements crasseux et prendre une douche. Il se plaça derrière la porte. « Rose, il faut que tu ailles dans une des villes voisines récupérer des objets ! Et rapidement, sinon ils vont me passer sous le nez. » « Je peux prendre une douche avant tout de même ? Je n’ai pas vraiment envie de sentir le bouc. » « Oui, oui, fais donc ! Je te mets l’adresse sur la table avec l’argent. » Il déposa le tout et retourna à la boutique pour s’occuper des clients qui passaient, peu nombreux mais réguliers, ils arrivaient malgré tout faire leur chiffre d’affaire. Elle profita de l’eau chaude avant d’en sortir, une serviette à la taille. Elle s’empressa de sécher ses longs cheveux bruns avant de les attacher en une queue de cheval parfaitement bien tirée. Elle se rendit dans sa chambre avec un peignoir sur le dos pour enfiler ses sous-vêtements et chercher une tenue à se mettre. Il faisait un temps magnifique aujourd’hui, elle avait envie de sortir ses jambes et de tenter la jupe courte. Elle en prit une dans les tons ocre et posa un pull noir par-dessus, des bottines assorties, un maquillage léger aux yeux et un rouge plus pétant aux lèvres. Elle s’observa dans le miroir, souriante. Elle était plutôt jolie comme ça. Et puis, on ne savait jamais sur qui on pouvait tomber, autant faire bonne impression. Elle attrapa l’argent et l’adresse, son sac à main et dévala dans les escaliers rapidement au grand damne de son père qui l’imaginait se casser une jambe dans la précipitation. Elle lui offrit un baiser sur sa joue, laissant alors une trace qu’il ne put remarquer. Elle avait un sourire polisson sur le visage et elle s’en alla comme un papillon porté par une brise légère. Le soleil la mettait de bonne humeur, tout comme l’équitation qu’elle avait pu faire pendant presque 3 heures. Un véritable bonheur.

Elle s’engouffra dans la voiture et partit. Il y avait malgré tout presque 40 minutes de route jusqu’aux précieux objets tant convoités par son paternel. Musique à fond, lunettes sur le visage, vitre ouverte, elle chantait à tue-tête sur les routes de campagne désertiques. « I’ll flyyyyyyyyyyy… I’ll flyyyyyyyyyy like a cannonbaaaaaaaaaaaaaaaaaall ! » Elle avait un accent anglais des plus pitoyables mais ça ne l’empêchait pas pour continuer de chanter encore et encore comme une passionnée. Personne ne pouvait lui retirer ce petit plaisir. Comme celui de lire à moins de la rendre totalement aveugle. La route fut tranquille, sans incident, sans pauvre con ne sachant pas rouler. Elle arriva en suivant les indications du GPS, autrement, elle se serait sûrement paumée pour trouver la maison. Magnifique demeure victorienne en passant. Elle avait été impressionnée par la bibliothèque, se mordant les lèvres en imaginant des soirées au coin du feu. Après avoir payé la personne, elle retourna à sa voiture, les bras chargés par une caisse bien lourde. Mais c’était comme un petit trésor à ses yeux. Tout semblait si beau, si ancien et avec tellement de charisme. Elle les observa un instant avant de les mettre soigneusement dans le coffre contre des coussins et couvertures pour ne rien casser durant le trajet. Remontant, elle s’arrêta dans la ville pour se prendre une grande bouteille d’eau ainsi qu’un slushi à déguster avec des petits gâteaux. Elle avait une faim de loup. Argh. Rien qu’à penser à ce mot, elle frissonna. Elle en avait une peur bleue et détestait quand on parlait d’eux. Au bout d’une demie heure, elle fut dans les limites de la ville mais un tracteur arrêté en plein milieu de la route l’obligea à prendre un petit chemin de terre, l’amenant vers la forêt de Scissy. Elle en avait une certaine peur parce qu’après tout, les loups vivaient dans ce genre d’endroit non ? Elle n’était pas vraiment rassurée, mais elle savait qu’on pouvait traverser la forêt pour rejoindre la ville. Elle espérait juste que sa petite voiture tiendrait le choc. Alors qu’elle longeait l’étang, un couac se fit entendre, le moteur devint capricieux, des secousses se firent sentir, et soudainement, plus rien. Tout c’était stoppé. « Non, non, non, non, non !!! » Elle frappa sur le volant, klaxonnant par la même occasion avant de soupirer longuement, peu rassuré d’être ici. Elle ouvrit le capot et sortit pour essayer de comprendre quelque chose au moteur. Elle vérifia l’huile et s’en colla sur les mains avant de se faire une trace sur le front et une autre sur la joue. Pas rassurée du tout, elle attrapa une branche de bois assez épaisse pour s’en servir d’arme. Quelque chose bougeait dans les buissons pas loin alors qu’elle n’avait plus de réseau. Prête à hurler et à frapper, elle fut presque (non complètement) dépité de voir Gaël arriver. « Oh non, manquait plus que toi, c’est vraiment une journée pourrie… » Elle s’adossa contre la portière de son véhicule, soupirant au possible. « Non seulement je suis en panne, mais je suis en panne ici et il a fallu que je tombe sur toi. Ô seigneur, qu’ai-je donc mérité pour me retrouver ici avec un analphabète basique et primaire sans aucune morale ni valeur ? » Elle avait dû être une sorcière dans une autre vie pour subir des journées pareilles. « Je vais me débrouiller, tu peux passer ton chemin ! » Elle se pencha à nouveau vers le moteur, essayant de regarder sans savoir quoi regarder, au final, elle donna un coup de pied dans la roue avant comme si ça pouvait y changer grand-chose. Un corbeau s’envolant à la hâte la fit sursauter. Mon dieu, qu’allait-elle faire coincer ici…

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Gabriel G. Lefèvre
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MessageSujet: Re: What do you know about true love • Rosael   Dim 16 Mar - 0:14

Rose et Gabe

Vous voyez cette chose-là, avachie sur son lit, en position d’étoile de mer, les paupières closes, une expression béate et un oreiller imprégné de bave ? Cette larve, c’est Gabriel.  Et pour Gabriel, le jeudi, tout lui est permis. Comprenez qu’il s’octroie là une journée de repos. Raison pour laquelle monsieur dors jusqu’à pas d’heure et grogne dans son sommeil dès qu’une voiture vrombit trop près de sa fenêtre.  Et en plus de ça, il ronfle, le bougre. Faut dire que la veille, il s’en ait mis une petite dans la gueule ; il était d’une sacré bonne humeur et il a fait la fermeture du bar en tournée générale offerte par la maison. Bon. Faut aussi dire qu’en plein milieu de la semaine, seule 10% de la clientèle se pose sur les sièges en cuir délavés, donc, ça ne lui causait pas d’énorme pertes. Toujours est-il que le trentenaire n’était toujours pas levé, bien que le clocher ait sonné midi il y a déjà plus d’une heure. C’est pourquoi, parfois, on a affaire à des interventions divines. I’m on my way to the promiseeeed laaaand I’m on a highwaaaay to heeeeell boum boum. Accompagnée de vibrations s’intensifiant de secondes en secondes, la sonnerie du téléphone portable du jeune homme résonna tout près de son oreille. Dans un mugissement de bébé lion capricieux, il allongea le bras et tâtonna le plat de sa table de chevet avant d’empoigner l’objet, source de tapages sonores dérangeant. Les yeux plissés, il tenta de déchiffrer l’appelant avant de décrocher immédiatement. « Allô ? » commença-t-il, la voix pâteuse, fatiguée. «  Bonjouuuur ! Monsieur Lefèvre ? Ici Olivier de Carglass, saviez-vous que votre assurance Bridglass vous… » « Ta gueule ! » Et déjà, il raccrochait. Sauf qu’un tel dérangement lui avait coupé l’envie de somnoler encore. S’extirpant tant bien que mal du lit, il se débattait avec la couette jusqu’à son armoire d’où il sorti un jogging et un tee shirt blanc qu’il enfila après s’être passé un jet de déodorant. Courir allait lui changer les idées, l’air frais lui clarifierait l’esprit et en bonus, ça l’aiderait à élimine l’énorme burger-frites-brownie-glace-supplément-crème-anglais qu’il avait englouti lors du déjeuner précédent, à l’Amiral Benbow. Une fois changé, il passa par la cuisine, histoire d’avaler quelque chose avant de tomber en hypoglycémie une fois sur les sentiers de forêts. « Note à moi-même : faire les courses, un jour. » Lorsque Gabe passa la tête dans la porte du frigo, son regard désespéré se posait sur la presque unique denrée non périmée qu’il contenait. Du lait. « Bon. On va se faire un petit bol de céréales. » Faut pas lui en vouloir, il aime manger, mais pas cuisiner. Et encore moins faire la vaisselle. En effet, une fois sa portion de Coco Pops engloutie, le brun avait placé le bol dans l’évier, fait couler un peu d’eau en son creux et tout bonnement abandonné son appartement, basket au pieds et écouteurs dans les oreilles.

Gabe avait des habitudes tout à fait particulières, notamment concernant le sport. Ça ne le dérangeait pas particulièrement d’en pratiquer de toutes sortes mais la course à pied restait la solution la plus abordable et la plus adaptable. Surtout au niveau de l’itinéraire. Il ne courrait jamais en ville, ne faisant que traverser rapidement celle-ci, de peur de croiser trop de gens qu’il connaissait ou bien des gens qui ne pouvaient pas le sentir –ce qui, les deux conditions réunies, formait les trois quarts de la ville- aussi, il ne courrait jamais sur la plage non plus. Trop de mouettes, trop près de sa maman –qui l’intercepterait à chaque fois pour l’inviter à manger, que ce soit des brocolis comme des enchiladas, de jour comme de nuit. Ne restait plus que les limites de la ville et la forêt, qu’il connaissait plutôt bien, depuis le temps. C’était calme, en pleine nature et il était réellement persuadé de croise le moins de monde possible. Surtout en fin d’après-midi, même si le Soleil offrait ses beaux rayons aux habitants.  

Une fois arrivé à la sortie du quartier du Bois doré, il tira son ipod de sa poche et l’alluma d’un mouvement vif. Il glissa son index sur l’écran et sélectionna sa playlist spéciale jogging. Il ne rangea l’objet dans sa poche qu’une fois les premières mesures de Wake Me Up Before You Go-Go de Wham ! retentissent à ses tympans. C’était peut-être pas la chanson la plus adaptée, mais ça le motivait à bouger et inconsciemment, ses pas se calquaient sur le rythme jovial de la chanson. Il tentait de régulariser sa respiration. Deux brèves inspirations, deux brèves expirations. Ses muscles étaient certes tendus mais ses pensées s’évanouirent. Le double avantage de la pratique d’un tel sport, c’est le fait d’être trop concentré sur sa course pour penser à autre chose. Alors, Gabriel profite de ce moment pour faire le vide. Et ça fait un bien fou. Rien ne vous tracasse, rien ne vous obsède. Comme si tout était évacué par les pores de votre peau, comme si tout s’envolait, vous libérant dès les premiers pas crissant sur les feuilles mortes. Bifurquant sur la droite après l’ancien puits, il maintenait l’allure, ne prêtant aucune attention aux paysages qui l’entourait, les yeux fixés sur le chemin. Tellement concentré que le brusque coup de Klaxon qui fendit le silence ambiant le fit sursauter comme un pauvre et chétif chevreuil. Heureusement pour sa dignité, personne n’était dans les alentours. Intrigué, il décida d’aller voir ce qu’il se tramait d’un peu plus prêt et coupa au travers de buissons pour s’approcher de ce qui lui semblait être l’étang. Sur le chemin contournant celui-ci se trouvait une voiture à l’arrêt, capot ouvert, silhouette adossée à la portière, l’air visiblement contrariée. Oh, tiens, quelle belle coïncidence. Son ex. Ces retrouvailles inopinées semblaient lui faire plus d’effets à lui qu’à elle. Malgré toutes les conneries qu’il n’a pas assumées pendant leur relation et tout ce temps qui s’est écoulé, Gabe n’a pas abandonné l’idée de reconquérir la belle. Il était sûr de lui. Certain qu’un jour ou l’autre, il parviendrait à la faire changer d’avis, qu’elle reviendrait dans ses bras, qu’il vivrait heureux et auraient peut-être quelques bambins beaux et doués. Sauf que la brune, armé d'une branche d'arbre, n'a pas dû remarquer immédiatement la présence de Gabriel, si bien qu'en se retournant, elle faillit l’empaler avec son épée de fortune. « Woh woh woh, tout douuux » Rien qu’en apercevant son doux visage, marqué de cambouis, il sentit son cœur fondre et une esquisse de sourire fendre ses lèvres. C'était sans compter le regard blasé qu'elle lui renvoyait. « Oh non, manquait plus que toi, c’est vraiment une journée pourrie… » lança-t-elle en s’adossant à la portière, soupirant comme une princesse ogresse très polie. « Moi aussi, je suis ravi de te voir, Rosie. » répliqua le chasseur, un sourire en coin sur les lèvres. « Non seulement je suis en panne, mais je suis en panne ici et il a fallu que je tombe sur toi. Ô seigneur, qu’ai-je donc mérité pour me retrouver ici avec un analphabète basique et primaire sans aucune morale ni valeur ? » Aïe. Sans l’avouer ou même oser l’admettre, cette pique avait fait mouche et Gabe éprouvait un léger pincement au cœur, à l’entendre. Mais il ne releva pas, préférant jouer la carte du beau gosse m’en-foutiste que toute tentative de heurt psychique ne peut atteindre.  Se contentant de se mordre la lèvre inférieur pour réprimé un nouveau sourire, il finit par croiser ses bras sur son torse bombé, mettant en avant sa musculature avec prestance. « Je vais me débrouiller, tu peux passer ton chemin ! »  Cette fois-ci, il ne cacha pas son amusement. Qu’elle était mignonne, cette petite Rose, à penser qu’il suffisait d’attendre et refroidir les fusibles de sa vieille voiture pour qu’elle redémarre comme par magie. En pleine forêt. Prêt d’un étang. A une heure de la ville. Seule. Elle se penchait d’ailleurs à nouveau au-dessus du moteur, complètement perdue face à ce tas de câbles et de boitiers. Gabriel restait poliment derrière, penchant légèrement la tête pour suivre les généreuses courbes de la jeune femme du regard. « T’es sûre d’y arriver seule ? » Pas de réponse. Elle feint toujours d’avoir l’air concentrée sur sa tâche. « Tu devrais peut-être contrôler le câblage de la batterie. » Gabe s’avance lentement de deux pas et se hausse légèrement sur les pointes, histoire de voir ce que la jeune femme faisait. Tâtant maladroitement conduits et autres coffrages, elle n’avait pas réellement l’air de si connaître en mécanique. C’est presque en riant que le joggeur a précisé « C’est la grande boîte noire sur ta droite, avec le plus et moins dessinés de part et d’autres… » Comme à son habitude, elle snobait son ex petit-ami et fit mine de ne pas entendre, pour finir par s’énerver toute seule et donner un coup dans la roue avant. Un corbaud s’envole de son nid et la brune sursaute. Gabriel rit intérieurement et compte bien profiter de la situation. Il était temps de montrer ce qu’il valait et d’enfin faire comprendre à Rose qu’elle avait besoin de lui. Il s’approcha encore, de façon à être placé devant le capot, et jeta lui-même un coup d’œil au moteur.  « T’as déjà vérifié le niveau d’huile ? » Tout en posant la question, il effectue le geste lui-même, s’assurant que le tout était conforme avant de passer en revue la batterie. Les câbles étaient correctement branchés. « J’espère pour toi que c’est simplement la batterie qui est déchargée et pas les radiateurs qui sont morts, parce que ça coûte cher en réparation… » Il laisse le capot ouvert et s’approche de la portière conducteur, pour essayer d’allumer les fars et la radio, histoire de savoir si il n’y avait effectivement plus d’énergie dans le moteur. « Il a quel âge, au fait, cet engin ? » Eh meeeeerde, pensa-t-il. Il lâcha un soupir puis sorti du véhicule pour abaisser le capot avant de se tourner vers Rose. « Bon. La bonne nouvelle, c’est qu’un déchargement, suffit de la brancher et ça repart. La mauvaise nouvelle, eh bien, c’est qu’en pleine forêt, les prises électriques sont rares. » Souriant derechef, il offrit un clin d’œil à Rose « C’est ballot, on capte pas ici. Mais je veux bien te porter jusqu’au garage, ma belle. »
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